Annelia Terelyn.

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Annelia Terelyn.

Message par Annelia le Ven 21 Fév - 12:43

Fiche rapide du Personnage :
• Nom : Terelyn
  • Prénom : Annelia
  • Age : 26 ans
  • Sexe : Féminin
  • Taille : 1,66m
  • Race : Humaine
  • Concept : Belle âme amochée


(Un grand merci à Jacky pour les retouches !  I love you)
Premier thème musical du personnage : Loss of Me (Final Fantasy IX)
Second thème du personnage : You Are Not Alone (Music Box version - Final Fantasy IX)

Signes particuliers et goûts vestimentaires :
Une alliance d'argent incrustée d'améthystes à l'annulaire gauche. Retirée, on peut cependant très nettement en voir la marque, restée blanche, encore présente.
• Porte trois colliers : Une chaine assez longue à laquelle pend son alliance, et une autre plus courte à laquelle est attachée une clef d'argent. Le troisième, un peu plus au ras du cou, porte une gemme verte.
A souvent une fleur blanche dans les cheveux. Ces temps-ci, la fleur a été remplacée par une plume.
• Elle porte un fourreau ouvragé de mithril et de soie pourpre à son ceinturon, à la hanche gauche : Une rapière, dont elle prend grand soin, la suit partout. Depuis peu, il semblerait qu'un revolver ait pris place sur sa hanche droite.
Elle porte souvent des toilettes ouvragées, et il n'est pas rare de la voir vêtue de tenues longues brodées de perles ou de plumes, qui épousent ses formes sans les dévoiler. Adieu couleurs douces et blancheur immaculée. La jeune femme porte à présent des tenues plus amples, dans des nuances de noir et de pourpre.



  Apparence générale :
• Des traits fins.
• Deux yeux aux iris d'un améthyste doux, très légèrement fardés de noir. Ils sont généralement très expressifs, et en les observant avec attention il n'est pas difficile de deviner ses états d'âme.
• Une chevelure de jais qui lui descend jusqu'en dessous des omoplates.
• Bien que sa silhouette soit fine, on peut remarquer sur ses bras (et parfois, sur ses jambes) une très fine musculature, peu imposante mais qui a le mérite d'exister. Ces derniers temps, elle semble s'être très légèrement développée.
• Une voix légèrement rauque.


Psychologie du personnage :
Toujours aussi douce que telle qu'on l'a connue, la jeune femme semble cependant avoir gagné en confiance en soi et s'être endurcie.
Ses jolis sourires de façade, quasi-omniprésents, ont laissé place à d'autres plus rares mais ô combien plus vrais. La bienveillance compatissante que l'on devine dans son regard semble s'être elle-aussi légèrement dosée.
Ceci dit, elle demeure un paradoxe ambulant...


Dernière édition par Annelia le Ven 2 Mai - 13:47, édité 15 fois
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Prologue.

Message par Annelia le Ven 21 Fév - 13:54

Prologue -

Dans la pénombre de la petite pièce, une silhouette remua sous les draps d'amarante qui recouvraient le lit. Quelques minces rais de lumière filtraient entre les épais rideaux blancs, prêtant une atmosphère douce et tamisée à la chambre. Dehors, l'aube pointait timidement le bout de son nez.

Les rayons du jour naissant vinrent caresser doucement les paupières de la jeune femme, jusqu'alors tournée vers la petite fenêtre qui laissait entrevoir l'astre timide. Elle s'étira vaguement avec un profond soupir, semblant peiner à s'extirper de sa torpeur, puis bascula faiblement vers l'autre moitié du lit avec un nouveau soupir. La même scène semblait se dérouler encore et encore, chaque matin ; Là où elle aurait dû trouver les bras accueillants de son époux ne siégeaient que des draps froissés et froids.
Elle laissa vagabonder son regard sur le léger renfoncement du matelas, à l'endroit où sa moitié aurait dû se tenir, puis s'extirpa silencieusement de la couche, enroulant son corps dans l'un des draps abandonné là.
S'arrêtant face au miroir qui trônait, seul, sur le mur face au lit, elle observa un moment son reflet. Face à elle se tenait une jeune femme au teint fatigué. Une longue crinière de jais cascadait élégamment sur ses épaules, renforçant le contraste avec la couleur sombre du drap et la blancheur de sa peau. Seul un détail ressortait dans l'ambiance voilée de la pièce : Un anneau d'argent fin, incrusté d'améthystes aussi brillantes que ses yeux, enlaçait amoureusement son annulaire gauche.
Elle quitta son reflet et amorça un mouvement vers la pièce adjacente, mais fut stoppée net par deux bras qui venaient d'enlacer sa taille. Face à elle se trouvait à présent une toute autre vision : Un homme de grande taille et  aux épaules larges, vêtu d'un pantalon sombre et d'une chemise de lin claire, au sourire doux l'observait d'un air rieur. La jeune femme, qui laissa échapper un petit rire, se redressa ensuite pour admirer le visage de son gêneur.
Malgré ses traits fatigués, l'homme était indéniablement d'un charme remarquable. Il était sans aucun doute plus âgé que la jeune dame. Quelques rides d'expression s'étaient logées aux coins externes de ses yeux, lesquelles ne faisaient qu'ajouter à sa beauté. Des cheveux bruns, longs et légèrement ondulés, donnaient à son visage un air émacié et sévère, largement discrédité par le sourire franc qu'il affichait.
Ses yeux d'un gris électrique fixaient à présent la moue boudeuse de la jeune femme, qui vint taquiner du pouce la barbiche mal entretenue dudit gêneur. Coulant un regard amoureux vers ce visage familier, elle se hissa sur la pointe des pieds pour lui voler un baiser, mais semblait s'efforcer de paraître vexée. Un rire grave retentit alors dans la pièce, puis une voix masculine à l'intonation amusée :
" - Que me vaut une telle moue de bon matin ? Serait-ce dû à la barbe ?
Il y eut un petit son semblable à un ronchonnement, puis une voix plus douce, et plus aigüe.
- Cela fait au moins trois semaines que je me réveille seule. J'en ai assez. Qu'est-ce qui t'empêche de rester ne serait-ce que quelques minutes de plus ?
- Le travail, Ma Rose. J'ai une autre livraison pour le Pacte à faire aujourd'hui. La route est tellement longue que je préfère ne pas trop m'attarder, sous peine de ne pas réussir à te quitter. L'homme ponctua sa phrase d'un autre sourire empli de douceur, l'une de ses mains venant caresser tendrement la joue de sa Rose. La jeune femme ferma un instant les yeux, puis força un petit sourire.
- Soit. Mais j'espère pouvoir profiter de ta présence ce soir.
Il la lâcha doucement, se pencha vers elle pour poser tendrement ses lèvres sur les siennes, puis lui lança un autre sourire espiègle ainsi qu'un clin d’œil. Attrapant délicatement sa main pour entrelacer leurs doigts, il reprit :
- Sans faute, Ma Dame. Plus vite j'y serai, et plus vite je serai de retour. "

Il caressa un instant la main de la jeune femme, puis la fit doucement glisser de la sienne, jusqu'à ce qu'elles se quittent.
Elle rouvrit lentement les paupières avec un petit soupir, et observa l'homme qui quittait d'un pas rapide la pièce, puis, comme l'indiqua un petit claquement de porte, la maison. Elle demeura un instant ainsi, pensive et rêveuse, puis quitta à son tour la pièce pour commencer sa journée. Elle lui semblerait longue, une fois de plus.

[...]


Dernière édition par Annelia le Jeu 1 Mai - 18:28, édité 1 fois
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Re: Annelia Terelyn.

Message par Annelia le Lun 14 Avr - 15:41

- Tendre promesse -

Thème musical - Suteki Da Ne


Cinq ans plus tôt.


Dans la petite pièce encore plongée dans l'obscurité, on entendait les respirations calmes du couple encore endormi. Les rayons de l'aube peinaient à percer les épais voilages de l'unique fenêtre et les oiseaux commençaient tout juste à donner de leurs voix. La chaleur qui annonçait le début de la Belle Saison donnait une impression de "petit cocon" à la pièce, que la lumière commençait doucement à inonder.

Deux mains émergèrent lentement de sous les draps sombres, puis un visage aux traits encore embrumés par le sommeil suivit. Il demeura immobile, yeux clos, et un large sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'il venait embrasser le front de sa compagne blottie contre lui. Celle-ci poussa un bref soupir, puis un sourire vint prendre place sur ses lèvres. Elle ouvrit très lentement les yeux, levant un regard plein de tendresse vers l'homme. Elle leva une main pour caresser sa joue droite, amusée de constater que sa barbe mal entretenue était encore présente. Plus pour longtemps, probablement, mais c'était un détail qu'elle avait appris à apprécier avec le temps, et qui ajoutait au charme de l'homme. Ils restèrent ainsi un long moment, savourant l'instant. Annelia avait pris l'habitude de le contempler de bon matin, puisqu'il disparaissait généralement peu de temps après le lever. Mais pas ce jour.
Sirius se pencha pour déposer un tendre baiser sur son front, puis amorça le mouvement pour poser ses lèvres sur les siennes sans brusquerie, dans un geste tendre et délicat. Mais il s'interrompit à quelques millimètres de sa cible, et son habituel sourire taquin prit presque immédiatement place sur ses lèvres. Sa voix à la fois rauque et douce vint troubler le silence, avec une intonation amusée.
" - Ai-je bien le droit de t'embrasser maintenant ?
Il se redressa un peu pour lui faire face, se plaçant au-dessus d'elle, la scrutant de son regard gris pétillant d'amusement. La seule réponse de la jeune femme fut un grognement, puis elle attrapa sans ménagement sa nuque pour l'attirer à elle. Leurs lèvres s'effleurèrent d'abord rudement, puis plus doucement, tendrement, tandis que l'homme étouffait un rire. Lorsque l'étreinte fut rompue, Annelia leva les yeux vers lui, affichant un sourire espiègle.
- Nous avons quelques heures de répétitions devant nous, n'est-ce pas ?
L'homme ricana brièvement, venant effleurer à nouveau les lèvres de sa compagne.
Le couple resta un long moment enlacé silencieusement. Ils n'avaient nul besoin de plus de mots que nécessaire.
A bien y songer, ils n'avaient jamais été particulièrement bavards, et faisaient partie de ces couples capables de se dire le fond de leurs pensées, de leurs sentiments avec un simple regard.
Tandis que seul le chant des oiseaux venait troubler le silence, ils se contemplaient et s'effleuraient du bout des doigts, rêvant à leur futur qui débuterait ce jour-même. Il attrapa doucement la main gauche d'Annelia, venant caresser du pouce son annulaire nu avec un sourire rêveur.
- Ce n'est plus qu'une question d'heures, Madame Tharmdor. " ajouta t-il d'une voix à la fois émue et riante. La jeune femme ne lui répondit que par un sourire idiot. Le rouge venait déjà de lui monter aux joues, comme habituellement.

[...]



- Dilemme -

Quelques mois plus tard.

Thème musical -  Scaretale



La jeune femme marchait lentement, son costume sous un bras, son coffret sous l'autre. Les escaliers menant aux sous-sols étaient assez étroits et des marches manquaient par endroits. Les murs étaient anciens et de briques sombres, craquelées par le temps. Ce chemin, elle l'avait emprunté des milliers de fois au cours des dernières années, mais c'était bel et bien la dernière fois qu'elle l'arpentait ce jour-là.
Elle déboucha dans un grand hall, face à une large arche illuminée par des dizaines de bougies blanches et noires. Elle resta un moment face à cette remarquable entrée pour la contempler. Un fin sourire s'était glissé sur ses lèvres, mais celui-ci n'avait rien de semblable à ses habituels sourires doux et joyeux. Tandis qu'elle se perdait dans ses souvenirs, elle sursauta alors qu'une main venait de se poser sur son épaule gauche. C'était un homme de grande stature, aux cheveux rouges comme les braises. Sa moustache de même couleur était lustrée et tortillée au pointes, lui donnant un air de vieil aristocrate. Néanmoins, il affichait un fin sourire presque tendre en observant la jeune femme.
" - Tu es venue, Anya. Les autres en seront heureux. Prête pour la dernière ? "
Elle se contenta de hocher la tête, puis ils passèrent silencieusement l'arche. Le couloir était long, mais ils finirent par déboucher dans une pièce illuminée par un grand lustre...


La salle était plongée dans les ténèbres, et la rumeur des conversations allait grandissante. A vue d’œil, on aurait pu estimer le nombre de spectateurs curieux à deux bonnes centaines. Un gamin ébahi scrutait la décoration des lieux, composée essentiellement de bougies semblables à celles qui ornaient l'arche de l'entrée. Levant le nez vers le ciel, son regard s'attarda sur les tentures pourpres et noires qui formaient le chapiteau. Soudain, l'épais rideau pourpre s'ouvrit sur la scène déserte face au public. Le silence fut d'abord rétabli, puis on entendit d'abord des tambours, puis des cuivres et des instruments à corde jouer un air vif et sombre à la fois.

Deux acrobates vêtus de chapeaux de joker et d'accoutrements clownesques dans des couleurs sombres apparurent sur la scène dans une pirouette parfaitement synchronisée, venus respectivement des coulisses gauche et droite. Ils s'immobilisèrent, bras tendus vers le public et affichant un rictus mauvais, ou peut-être était-ce l'épais maquillage qui leur donnait cet air : Leurs traits avaient été rehaussés par des traits sombres, donnant à leurs expressions un air profondément peiné, presque torturé. Puis tandis qu'ils répétaient leur pirouette pour atterrir sur le devant de la scène, l'on put voir des flammes jaillir du fond de celle-ci, et le cracheur de feu sortit de l'ombre avec deux grands cerceaux d'un pas lent, calculé, et tout à fait détendu alors que des chœurs s'élevaient pour accompagner les instruments. Les deux acrobates se mirent à effectuer des cabrioles et des saltos plus impressionnants les uns que les autres, tandis que le cracheur de feu semblait enflammer ses deux accessoires.
Puis une multitude d'autres artistes vint envahir la scène ; d'abord des danseuses vêtues de tenues similaires à celles des acrobates bien que leurs couleurs soient plus lumineuses, qui firent quelques pas chancelants vers le cracheur. Elles effectuaient un balai si bien calculé que l'on aurait pu croire qu'elles manqueraient de s'effondrer au moindre souffle de vent, tant leurs pas étaient fragiles et faussement hésitants.
Ensuite vinrent des jongleurs, des contorsionnistes et des funambules, portant eux-aussi l'uniforme de clown... Mais leurs visages étaient si bien maquillés qu'ils avaient l'air de véritables morts, ce qui contrastait à merveille avec la vivacité de leurs mouvements. Leurs traits étaient creusés, certains ayant le visage horriblement pâle. D'autres avaient un teint plus verdâtre, mais tous avaient en commun un air faussement neutre, presque inexpressif, trahi par leurs yeux brillants d'amusement.
Les massues des jongleurs volaient au dessus d'eux, les pas des frêles danseuses et des postures ridiculement dangereuses des contorsionnistes formaient une sombre danse. Les flammes du cracheur jaillissaient vers le ciel, menaçante et terribles, et les funambules semblaient tenter de les éviter, perchés sur leurs fils, en prenant des moues choquées et en battant des bras exagérément.

Puis tous s'interrompirent tandis que les instruments cessèrent de jouer leur rythme effréné au profit d'un autre plus doux et inquiétant. Les artistes se regroupèrent tous de part et d'autre de la scène, face au public, dans un silence pesant.
Une voix masculine perça, lourde et rauque, tandis qu'une haute forme se mouvait dans les ténèbres de l'arrière-scène, se rapprochant lentement du public.

" Mesdames et Messieurs, soyez - sans pitié - les bienvenus,
Au Cirque de Morgue !
Et quel spectacle vous avons-nous préparé, ce soir... "

Un air rythmé par les tambours reprit, lancinant, et les cuivres se remirent à jouer, accompagnés d'un clavecin. La forme sortit de l'ombre, révélée par les lueurs des bougies. C'était un homme à la chevelure de feu et à la moustache fièrement tortillée en cornes de part et d'autres de sa bouche, perché sur des échasses. Il portait un haut de forme noir, et un costume de vieux gentilhomme démodé, mangé par les mites.
Les artistes se mirent à tourner autour de celui-ci, tandis qu'il continuait de déclamer ses mots en se balançant sur ses échasses comme pour danser.

 " Les âmes en peine enfileront leurs chaussons de danse,
Les goules sans âme en perdront leurs membres !
Illusionnistes, contorsionnistes, funambules resserreront l'étau !"

Tandis que le sombre balai des faux morts tourbillonnait sur scène, toujours accompagnés par les instruments et les chœurs, l'on put entendre l'homme aux échasses éclater d'un rire sombre, levant les bras vers le ciel. Tous s'immobilisèrent à nouveau, suivant son mouvement du regard. Seuls les deux acrobates, saisissant les cerceaux enflammés, vinrent se placer derrière lui et les jetant en l'air, un flash lumineux éblouit le public qui laissa échapper un grand "Oh" surpris, se cachant les yeux des mains. Lorsqu'ils daignèrent observer à nouveau la scène, une multitude de papillons violets semblaient s'échapper de l'endroit où, plus tôt, les cerceaux s'étaient croisés.

Une silhouette avait atterrit sur la scène, une main sur le sol et la tête basse, dans une posture féline.
Se relevant avec une pirouette, elle tendit une main vers le plafond dans un geste théâtral, et l'on put distinguer une toute petite forme sombre tomber de celui-ci, tandis qu'elle la réceptionnait dans ses bras précautionneusement, comme si ce fut un enfant.
L'homme aux échasses effectua une pirouette et se rétablit sur ses jambes derrière la nouvelle arrivante avec un "Ah !" sonore du public, et les autres artistes quittèrent la scène, plongeant sur les côtés comme pour se réfugier derrière les rideaux. L'illusionniste lança la poupée vers l'avant de la scène, tendant une main vers celle-ci, et l'on put voir luire les fils qui les liaient. Un cercle de flammes d'un violet pâle apparurent autour d'elles, tandis que la marionnette commença à effectuer une série de pirouettes avec grâce, suivie par sa maîtresse qui imitait parfaitement ses mouvements.
D'autres marionnettistes semblèrent tomber du plafond, commençant à se mêler au balai qu'effectuait l'étrange duo dans le cercle de feu.
Commença alors un spectacle à la fois fabuleux et effrayant, dans lequel les marionnettistes et leurs jouets semblaient danser ensemble comme si les poupées étaient de parfaits clones miniatures. Après un long moment durant lequel les instruments avaient suivi les mouvements des artistes avec harmonie, la musique s'atténua progressivement, et les artistes et les marionnettes se mirent à danser de plus en plus lentement, pour finir par s'immobiliser face au public. Les flammes elles-aussi s'atténuaient petit à petit, et lorsque l'illusionniste vint récupérer avec une révérence gracieuse sa marionnette, tous tombèrent à genoux, artistes et poupées, et les flammes semblèrent s'évaporer, éclatant ensuite en une multitude de papillons violets, puis en une pluie de roses incandescentes sur le public. Les bougies s'éteignirent toutes, le rideau tomba sur la scène et la salle fut plongée dans un lourd silence.

Il y eut ensuite un tonnerre d'applaudissements, et tous les artistes sans exception vinrent se joindre aux marionnettistes pour saluer la foule dans une vague compacte et élégante, alors que le rideau fut à nouveau tiré. Lorsqu'enfin ils quittèrent la scène, l'assemblée des spectateurs se leva et fit de même progressivement, laissant bientôt le chapiteau désert et silencieux.
Les artistes s'engouffrèrent à nouveau derrière les épais rideaux de la scène, dans des cris de joie et des rires. Les coulisses ressemblaient alors à une énorme fourmilière, et tous les morts reprenaient visage humain : Tous bavardaient gaiement en se démaquillant et en quittant leurs tenues de scène. Les teints blafards laissèrent progressivement place à des joues roses et à des moues réjouies.

Dans un coin à part, l'illusionniste avait tombé son masque. La jeune femme se contempla un long moment dans le miroir de sa coiffeuse, comme pour garder un souvenir de sa tenue, et de l'euphorie qui régnait autour d'elle. Une main vint se poser sur son épaule, et l'homme aux cheveux rouges apparut derrière elle, dans le miroir. Une voix à la fois rauque et douce se fit entendre, vibrante d'un fort accent des Cimesfroides.
" - Rien ne t'oblige à nous quitter, Anya. Que vas-tu faire si tu arrêtes ?
Il y eut un bref silence, et la jeune femme poussa un profond soupir.
- C'est une décision lourde, mais c'est la mienne. Mon mariage en dépend.
- Il fut un temps où c'était ta vie qui dépendait de nos spectacles, hm ?

L'homme la fixait, ou plutôt fixait son reflet dans le miroir. La jeune femme avait les yeux embués, et baissa lentement la tête. Il y eut un silence, et l'homme prit la jeune illusionniste dans ses bras, prenant un ton paternel dont se dégageait sans nulle doute beaucoup de bienveillance.
- Soit. Mais tu seras toujours la bienvenue ici, hm ? Nous ne te tournerons pas le dos pour autant. "
La jeune femme remua doucement pour hocher la tête, mais éclata en sanglots. Le lendemain, le Cirque de Morgue donnerait une autre représentation. Mais elle n'en ferait pas partie.

[...]
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